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"Le monde est mon sentiment"


 





Conférence du 13 sept 2013 donnée par Jaya en cours de méditation


"Le monde est mon sentiment"

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D.Auteuil et P.Duquenne dans le 8 ième jour, film de Jaco Van Dormael,

Il n’y a qu’un seul et même absolu chez tous les êtres humains, mais les moyens d’atteindre cet absolu, le Soi, sont différents.
Les maîtres vous diront que cela est dû aux trois gunas ; Sattva (pureté), Rajas (activité) et Tamas (inertie) ; mais aussi aux nombreuses différences de tempéraments, aux bagages karmiques et niveaux d’entendements. Ils parleront aussi des impuretés mentales.
En fait, tous les moyens utilisés ne font qu’un.
Les nombreuses techniques spirituelles varient en fonction des nombreux besoins des individus, mais toutes tendent vers le même but.

Le terme Upāya signifie « moyen ».

L’upāya kaushalya, (le moyen habile) désigne la capacité, développée au plus haut point chez le guide spirituel, de choisir le meilleur moyen de guider les êtres en fonction de leurs besoins et possibilités propres à un moment donné. Cette notion encourage l’utilisation de plusieurs approches différentes du développement spirituel et décourage le dogmatisme.

La sagesse est atteinte lorsqu’ est acquise la perception de l’absolu, omniprésent.

Pour y arriver, l’habileté dans le choix des moyens est donc nécessaire.
Les nombreux concepts philosophiques mis à disposition, peuvent parfois sembler en contradiction. La progression spirituelle du disciple reposera sur le processus qui lui permet de changer une vision contre une vision plus juste. Cela participera à sa maturité spirituelle. Cette notion de vérité provisoire correspond à différentes situations ou niveaux de développement de l’individu.
Le moyen adapté pour persévérer, nécessitera un ensemble de pratiques ou de capacités, telles que ;


- les pratiques de conversion ou de transformation du caractère ou de la personnalité » : le don ou la générosité ; la parole affectueuse ; l’inspiration ;la bienveillance ; l’exemple.

- les outils de connaissances analytiques » : la connaissance des phénomènes ; la connaissance du sens ; la connaissance de l’étymologie ; la connaissance des actes, la connaissance des textes, la connaissance de la parole, la connaissance des pouvoirs psychiques.

- les outils pratiques et progressifs tels que les techniques respiratoires, posturales, énergétiques et méditatives.




Sur les nombreux moyens permettant l’élévation, il y en a un que l’on appelle Shakta Upaya et qui repose sur l’aphorisme suivant.
« Le Divin existe sous la forme de sentiments ».

La Bhagavad gita dit :
« Madhâva mânasâ jâta », « le monde existe dans mon sentiment ».

Dans ce moyen proposé, il est demandé au disciple de concevoir que le monde est l’incarnation de son sentiment !

Pour chacun de nous, selon nos histoires et nos conditionnements, une personne donnée sera pour nous, le mari, la femme, le père, le fils, l’amie, ou l’amour, ou le guide, ou le disciple, etc .
Nous éprouvons pour ces personnes, des qualités de sentiments différentes selon la nature de la relation. Mais parfois, si les sentiments pour cette personne déclinent, les sages vous diront que c’est l’Esprit qui se retire de cette relation.

Quand notre amour diminue, nous ne reconnaissons plus cette personne du point de vue du Soi. Parfois même, la personne que nous aimions le plus est morte à nos yeux alors qu’elle est encore en vie.


Nos nombreuses tendances mentales (qu’elles soient positives ou négatives, satviques, rajasiques ou tamasiques), si elles fusionnent avec la Conscience, prennent sa couleur. Elles donnent alors au vécu sa réelle teneur d’absolu. Elles donnent à nos périodes de vie une dimension initiatique. Nous ne les oublierons pas, car elles nous changeront.

Pour progresser sur ce chemin des sentiments, à savoir, tenter d’obtenir l’expérience de l’absolu par leur biais, il ne faut pas s’y perdre par l’illusion.
C’est un travail de tous les jours dans l’expérience de vos relations aux autres. Au fur et à mesure de la pratique, les pensées s’apaisent davantage, les sentiments deviennent de plus en plus nobles dans les expériences relationnelles et l’on apprend à éliminer progressivement les états dualistes de la vie ordinaire.

Cela nécessite d’enlever les peurs de l’égo et de laisser couler en nous l’état de générosité et d’amour. Il nous faut donc porter sur l’autre un regard de compassion.
Il nous faut donc comprendre lorsque l’autre dans notre vie est porteur de cette dimension à nos yeux.

L’esprit devient alors l’outil pour trouver le principe absolu ou une partie de lui par l’intermédiaire du partage.
En effaçant les vieux rouages de notre perception du monde et en cherchant une nouvelle relation avec le monde, dans une vision neuve et qui a transcendé la précédente, nous œuvrons spirituellement au mode créatif de l’existence.
Un esprit lumineux conduit à la reconnaissance de ce qui est essentiel.

Si par exemple, un guide vous donne un mudra solaire. Ne prenez pas Surya ou Bhaskharaya comme un faiseur de miracles pour vous, en restant sur votre égo en demande.

Un véritable aspirant adorera le Soleil dans le mudra.
Son but est d’établir sa conscience dans l’unité totale des trois éléments en jeu. Le Soleil, le mudra et lui-même. Alors, il y aura fusion avec la lumière suprême.

Si vous demandez juste à la lumière de vous éclairer, c’’est là, la grande différence entre un aspirant qui consomme et un aspirant qui fusionne. Il en est de même avec le guide. Il en est de même avec toute chose, et toute relation.

Avidya est l’ignorance, et souvent, elle a ses racines dans un cœur non aimant.
Vidya est la connaissance, celle qui procure l’unité.
Vidya ne relève pas des connaissances intellectuelles apprises sur les bancs de l’école. Vidya vient de la quête spirituelle et des expériences de vie qu’elle apporte.

Devenir vibrant avec l’univers, avec toute chose, libère le secret du mantra « Purno’Ham  », "je suis parfait".

Mais que le chemin est long sans la grâce d’un guide ou d’un enseignement.
Que le chemin est improbable sans la mise en pratique et sans le déracinement de l’égo.
La connaissance est une nourriture. Mais elle est d’autant plus sainement nourrissante, si elle concerne le Soi, l’âme.

Les étapes du yoga, dit-on, sont emplies de phénomènes étonnants et nous émerveillent. Les facultés développées sur le chemin ne doivent en aucun cas détourner le cœur de cette quête de l’unité avec le divin.

Lors de certaines méditations, l’aspirant peut rentrer dans une contemplation profonde où s’exprimera cette unité. Mais cette connaissance de la nature de l’univers ne peut se faire sans la connaissance de sa véritable nature. Sans quoi, la dualité persistera. Il faut donc grande vigilance sur le chemin d’acquisition des facultés, pour ne pas s’identifier à elles et pouvoir les dépasser.
L’Unité ne peut-être perçue que lorsque l’intellect et l’esprit ont fusionné pour aller au-delà du langage.
Seuls quelques grands éveillés deviennent Un avec la Vérité. Ils y sont totalement absorbés et durablement.

L’aspirant que vous êtes, à défaut de pouvoir basculer dans cet état là de façon permanente, peut toutefois dans sa pratique, faire place de plus en plus à cette luminosité de la conscience.

L’étude du yoga vous apportera toujours la joie. Il est par essence le moyen de transcender l’existence du monde quotidien.

Un être habité par cette joie possède davantage d’outils pour combattre ses limitations.
Un individu asservi aux afflictions ne comprend pas le corps, le prâna, ou les sens par lesquels il ressent douleur et plaisir. S’il lui manque la connaissance de son propre Soi, il ne verra jamais la différence entre sa vraie nature et la douleur ou le plaisir. C’est cela l’ignorance.

Le corps et ses cinq éléments devrait être totalement compris, de même que le corps prânique composé des tantmatras (organes des sens) l’esprit, le mental et l’égo.
Il semble facile de comprendre qu’un objet est différent d’un autre. Plus difficile est de percevoir leur unité dans leur différence.

Il en est de même pour vous. Tous les aspects subjectifs et objectifs doivent dans la sadhana (pratique spirituelle), mûrir pour fusionner avec la conscience.

La connaissance de « Je » est comme une flamme et la connaissance de Cela est comme sa lumière.

Qu’attendez-vous pour devenir cette flamme qui brille !

Cherchez à devenir le centre de toute chose. Devenez centré et lumineux. Calmez le prâna et centrez-vous sur le dvâdashânta, l’espace de concentration que nous venons de voir en méditation ce soir.



Hari om Tat sat

Jaya Yogacharya


bibliographie :
"Le secret des Siddhas" de S. Muktananda aux edts tredaniel-de la Maisne.
"qu’est-ce que l’Advaïta Védanta ?" d’Eliot Deutsch edts Les deux océans.

Commentaires et synthèse de Jaya Yogacharya.

 

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