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Le fil de Brahman


 



« l’oeil de la clairvoyance N°5 »


Conférence donnée par Jaya Yogacharya le vendredi 9 mai 2014 en cours de méditation.


Le fil de Brahman

Nous retrouver régulièrement sur le chemin du yoga, habités par la quête de la connaissance spirituelle, revient à faire un beau voyage vers un pays jusque-là inconnu. Ce chemin est si complexe et si aventureux que bon nombre d’entre nous n’en soupçonnent pas l’ampleur. L’expérience totale de l’énergie cosmique y est possible et la préparation à l’éveil de cette énergie est la science du yoga.
Le yoga est donc la science de l’application directe, par chaque être humain et pour lui-même, de cette connaissance de l’énergie.
C’est une science où le corps est le laboratoire et où le yogi est à la fois l’observateur, et le bénéficiaire. Il y est totalement impliqué puisqu’il travaille sur sa propre substance physique et mentale, qui sont les matières premières.
Nous pourrions nous demander finalement pourquoi nous cherchons tant à faire cette expérience qui nous relierait à l’absolu ?
Les sages vous diront que notre Jivatman, notre âme individuelle, est incarnée dans une conscience limitée.

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Danse Buto, la danse des ténèbres

Étant captifs du temps et de l’espace, entraînés malgré nous dans les mâchoires du temps, soumis à la mort et à la naissance, nous sommes enfermés dans un corps et un psychisme qui façonnent nos joies et nos souffrances. La nature de notre manifestation nous entraîne dans un mouvement de besoins perpétuels. Notre tension profonde étant dans le « devoir faire », nous nous engageons sans cesse dans l’action, inquiets d’en recueillir les fruits.
Alors, dans ce processus récurrent, comment cette conscience profonde se manifeste ?

En fait, nous sommes si fragiles qu’une épidémie, une catastrophe naturelle, un chagrin d’amour, peuvent nous éliminer sur le champ. Notre équilibre dépend d’un si grand nombre de facteurs ; par exemple, notre quota d’amour dans l’enfance, notre chance à échapper à un accident, avoir à manger, avoir un toit.
Comment notre conscience si dépendante peut-elle devenir libre ?

Comment peut-elle trouver en elle même, son propre équilibre et sa propre nourriture ?
Comment peut-elle devenir inaltérable ?
 Les Tantras et les Agamas vous diront que l’homme est ce qu’il est actuellement parce qu’il l’est devenu !

Il a choisi certaines directions dans son évolution et a mis en marche un certain mouvement de l’énergie consciente qui donne l’homme d’aujourd’hui perçu par lui même.
En fait, il a évolué dans une direction parmi une infinité possible.

Le constat nous laisse perplexe, tant nous pouvons observer la fabuleuse intelligence et potentialité de l’être humain et la dérision et le danger de ses travers.


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L’homme qui marche de Giacommeti

Pour le yoga, il va s’agir de découvrir l’énergie fondamentale qui est à l’origine de tout et permettre à l’individu de remonter vers cette source.
Cette remontée permet de défaire les processus du devenir en démantelant les étapes qui ont amené à cet homme actuel.
Cette énergie fondamentale et cosmique qui est présente dans le microcosme humain est la kundalini.

Cette kundalini est Shakti, l’énergie inhérente de la conscience absolue, Shiva.
En accomplissant la manifestation, elle s’est éloignée pour s’endormir dans sa dernière manifestation qu’est Prithivi (l’élément Terre), c’est-à-dire sa densité matérielle.
Son point le plus bas chez l’être humain est donc celui du Mooladhara chakra (périnée) où elle sommeille, où elle oublie.
Ce sommeil maintient le monde dans sa forme et sa manifestation. Et le monde fonctionne sur ce réservoir statique. Un peu comme une sécurité limitative.
Paradoxalement, elle sert donc de base à l’activité du monde manifesté.
Cette polarité et cette dissociation avec la conscience absolue sous-tendent toute manifestation phénoménale et la dualité de cette manifestation. Positif-négatif, masculin-féminin, droite-gauche, intérieur-extérieur, etc.

Prendre conscience du jeu de cette polarité en toute chose révèle la notion de séparation de toute chose.
Le yoga va donc tenter de réunir cette séparation par la réintégration des deux principes énergie et conscience.
Cette polarité au niveau du corps se manifeste par ; d’un côté Sahasrara chakra au sommet du crâne, transcendant la limite du corps physique et l’autre côté, la base de la moelle épinière, le Mooladhara chakra, le périnée. Tous les niveaux entre les deux révèlent la manifestation individuelle avec ses différents degrés de conscience et ses cycles.
La colonne vertébrale est donc l’axe (danda) qui s’apparente à l’axe du monde humain.
L’éveil de la Shakti endormie va donc être la reconduction des formes grossières solidifiées de l’énergie vers les formes plus subtiles et notre conscience individuelle de pratiquant va accompagner ce processus. A chaque degré de cette reconduction de l’énergie vers le haut, il y a libération de la conscience individuelle équivalente au plan de conscience en question.
La Déesse, la Shakti, qui a pour corps le monde, en se révélant, confère l’illumination, par son unification totale avec l’absolu.

Ce nirvana, ce samadhi, apparenté à un coït éternel, omniprésent et parfait, est finalement pressenti dans toutes nos expériences de vie. Mais il n’y est que pressenti.
Cette félicité à laquelle nous aspirons tous, est ce pressentiment.

Ainsi donc le yogi va procéder pour la reconduction de la kundalini, par l’éveil de la Shakti dans Mooladhara et ensuite sa montée dans Sushumna nadi. Après avoir endigué les nadis de prâna, il équilibrera tout d’abord les deux forces concurrentes d’Ida et de Pingala nadis qui maintiennent la vie dans son jeu d’équilibre continuel, inspir-expir, contraction-expansion, froid-chaud, etc.
La vie est le fruit de cette tension sur tous les plans et les deux nadis s’entrecroisent sans cesse autour de l’axe vertébral, axe où se trouve la voie du milieu, le chemin vers le Divin.

C’est dans Sushumna nadi que s’abolit la dualité lorsque l’énergie y pénètre et prend sa direction ascendante.
Si la sushumna est un fil, c’est ce fil de la connaissance que le yogi ne lâche jamais dans le labyrinthe des choses de la vie.

La Sushumna nadi, considérée comme l’axe du monde, est analogiquement identifiée à l’axe du Méru, le Méru étant la montagne sacrée, où la terre rejoint le ciel. L’axe du Méru est la colonne vertébrale et la Sushumna, le nadi à l’intérieur d’elle.

Alors qu’Ida est associé à la lune et Pingala au soleil, Sushumna est associée au feu.
Les trois gunas (tamas,rajas,satva) sont souvent associées aux trois nadis mais cela fait référence également au triple fil fait de trois nadis l’un dans l’autre que sont la Sushumna nadi qui contient Vajra nadi, lui même contenant Chitrini nadi.
Dans ce cas là, Sushumna est associée à Tamas, Vajra à Rajas et Chittrini à Satva.
De même, Sushumna est de couleur Rouge feu, Vajra est solaire donc de couleur or, et Chitrini de couleur blanche.

Mais, selon les textes, nous avons une autre version en ce qui concerne le principe des trois nadis de Sushumna. Certains textes de référence considèrent que Sushumna n’est que celle qui contient les trois autres, à savoir, Vajra, Chitrini et Brahma nadi. En fait, l’on considère que la conscience la plus élevée passe par Brahma nadi. Autrement dit, Brahma nadi doit plutôt être perçu comme la voie vide à l’intérieur de Chitrini nadi qui sert de chemin à la kundalini, nous dit Tara Michaël.

L’axe de Méru étant la colonne vertébrale, il se limite donc à la base du crâne. C’est en effet dans Vishuddha chakra, qu’Ida et Pingala s’entrecroisent la dernière fois pour enfin fusionner dans l’Ajna. Quant à la description de la Sushumna à cet endroit là, il est dit dans certains textes, que la Sushumna s’élance comme une liane et atteignant l’extrémité du cou, elle se recourbe et va vers le front. Lorsqu’elle a plongé dans le chakra entre les sourcils, elle tourne son visage vers l’orifice de Brahman au sommet du crâne.
Il y a de nombreuses descriptions complexes dans lesquelles nous n’allons pas entrer ici et qui font appel à de nombreux autres nadis.

Revenons donc à l’Ajna chakra sur lequel nous travaillons depuis plusieurs cours.

Dans l’iconographie tantrique, l’Ajna chakra est de couleur blanche, a deux pétales auxquels sont associés les lettres Ha pour (Siva) et Ksa pour (Shakti). Dans le péricarpe se trouvent Ardhanariswara, la déité symbolisant l’union de Siva-Shakti et surtout Hakini, la Shakti.

Hakini est la déesse blanche aux six visages, aux trois yeux sur chaque visage, ayant quatre ou six bras selon les textes, avec deux mudras de protection et de don, le mala (rosaire), le livre, le dhamaru (le tambourin), et le kapal (le crâne). Elle se dresse sur un lotus blanc.
On la dit ivre de l’Amrit, du nectar d’immortalité. Au-dessus, dans le tripura est l’Itarakhya lingam de couleur noire avant l’éveil d’Ajna ou blanc avec l’éveil.
Au-dessus du tripura ou à l’intérieur se trouve le mantra OM, le pranava, qui représente le son et la forme du Soi intérieur.

Dans la symbolique de ce chakra, le son Om révèle en fait la nadi Chitrini, car il est dit que cette nadi est rendue resplendissante par le pranava OM.
Ainsi donc, sera associé au son Om, la lumière.

Il est dit que le Om brille comme le rayonnement d’une lampe à huile.
Son et lumière seront donc les supports quantifiables de l’activation de l’Ajna chakra.

Dans le travail méditatif, qui va participer à l’éveil de la kundalini, le seul japa (répétition) du mantra Om ne suffira pas bien évidemment, mais il y participera.
Méditer sur les attributs donnés par l’iconographie de ce chakra tel que la méditation sur la déité, la déesse, le lingam, le bija mantra des Védas, méditer sur tout cela et bien d’autres attributs encore plus subtils et dans l’ordre donné par les directives orales d’un guide permettront de révéler le fil de Brahman, à savoir la Sushumna et ses nadis plus profonds.

Dans la tradition spirituelle, l’enseignement oral dit shabda-krama, a préséance sur l’enseignement écrit ou lu et que l’on appelle patha-krama.

Ainsi donc l’Ajna chakra est décrit semblable à l’astre rafraîchissant qu’est l’astre lunaire.
Il est associé au lotus majeur, "la fleur sortie des eaux".
Blanc comme la lune, il resplendit de la gloire de la méditation. Bien que rafraîchissant, il rayonne d’ambroisie. Il y a en lui une sur-abondance de blanc d’où la blanche Hakini, la déesse ivre.
En lui réside Manas, le mental, mais le manas est mis ici hors de portée des organes des sens. Manas devient alors de nature subtile.
Le tripura (le triangle rouge de Shakti) dans lequel se trouve le Om ou parfois au-dessus, indique qu’à cet endroit là, la shakti surpasse par son éclat et devient suprême et fulgurante.
Ainsi le bija OM, le pranava, réside-là sous la forme de l’atman, l’âme individuelle, brillant comme une flamme, et au-dessus de lui, son propre son, le nada subtil qui enchante l’esprit.

Alors la terre de Mooladhara commence à rejoindre la porte du ciel, l’Ajna.
Mais ce n’est que le début d’un processus encore plus complexe pour que la kundalini perce la porte de Brahman, le brahmarandra au sommet du crâne.
Là, l’orifice est si étroit, des millions de fois plus mince que la pointe d’une aiguille, que seule la conscience absolue rejointe par l’énergie primordiale, peut y être révélée.

Hari Om tat sat
Jaya Yogacharya



Bibliographie :
« Corps subtil et corps causal » de Tara Michaël aux edts le courrier du livre .
"Kundalini Tantra" de Swami Satyananda Saraswati aux edts Swam.
"Les chakras" de C.W Leabeater aux edts Adyar.
Adaptation et commentaire de Jaya Yogacharya.


 

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