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"Intentions !"

Conférence donnée par Jaya Yogācārya en cours de méditation du vendredi 16 avril 2021

Je vais ce soir commencer cette conférence, en répondant à la demande directe qui m’a été faite par Béatrice, une élève du Centre, sur la situation sanitaire du moment et sa gestion par les pouvoirs publics, alors qu’elle vient de mettre en ligne avec un collectif Réunionnais sur youtube, une lettre ouverte au Président de la République. Vous pourrez si vous le désirez, consulter cette vidéo avec les mots clés précédents.

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Mon but n’étant pas d’ouvrir une tribune politique, je vais toutefois me positionner, puis je reviendrai au travail spirituel qui nous préoccupe depuis plusieurs semaines, à savoir l’observation du temps.

Nous sommes toujours, en France, Dom-Tom compris, au mois d’avril 2021, en couvre-feu et confinement partiel, pour raison sanitaire. Cette situation est devenue épisodique et récurrente depuis plus d’une année et nous ne sommes pas les seuls sur la planète.
Le centre Jaya est donc concerné et impacté économiquement par cette situation de par son statut juridique d’entreprise et de salle de sport ouverte au public.
Nous avons réussi à ne jamais fermer depuis le début de cette crise et grâce aux supports numériques, nous nous sommes maintenus malgré tout, au prix de beaucoup de travail supplémentaire et d’épuisement comme vous pouvez vous en douter. Je ne vais cependant pas ce soir m’apitoyer sur le sort du centre qui arrive surtout à fonctionner grâce à votre fidélité et votre belle pratique. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous les élèves qui nous ont soutenus en maintenant leur présence, plus précisément, ceux qui ont accepté l’inconfort de la visioconférence, nous aidant de ce fait.

Les contemporains que nous sommes, plus particulièrement les moins de soixante dix ans, ayant eu la chance d’appartenir à un pays démocratique, avons été habitués depuis l’enfance à jouir d’une grande liberté dans bien des domaines, (liberté de circulation, liberté de penser, d’expression, de soins, d’apprentissage, de consommation, liberté sexuelle, etc.).

La privation récente de certaines de ces libertés pour raison sanitaire, libertés d’ailleurs acquises par les combats de nos générations précédentes, semble donc cruelle, voire insupportable aux nantis que nous sommes, et plus particulièrement aux plus jeunes.
Certains n’hésitent pas à parler de perte des libertés fondamentales !

Cela reste à voir ! Cela n’est peut-être pas encore à l’ordre du jour et tout reste relatif !
Les privations sont momentanées et touchent certaines libertés sociales, le droit de pouvoir gagner sa vie, le droit aux plaisirs, à la consommation, aux déplacements. Certes, pour un grand nombre de personnes, il y a en ce moment grande difficulté à avoir un travail lucratif, voire un travail tout court et les projets et rêves sont en partie gelés, d’où beaucoup d’impatience, d’inquiétude et de dépressions devant un avenir incertain.
Mais cette insécurité permanente n’est-elle pas le propre de l’existence que nous oublions dans les moments où tout va bien ?

N’oublions pas que la peste bubonique a tué environ 25 millions d’européens entre 1347-1352, et que cette première vague fut considérée comme le début explosif d’une pandémie qui dura de façon sporadique pendant quatre siècles !

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Aujourd’hui, nous avons des vaccins en moins d’un an !
Il ne faut jamais oublier de voir le favorable dans le défavorable d’une situation.

Les libertés fondamentales acquises ne nous ont pas encore été ôtées par cette pandémie, du moins dans notre pays, et nous pouvons compter sur la nature contestataire voire révolutionnaire de nos concitoyens.
Certains veillent au grain !
Nous sommes après tout le pays des droits de l ’homme !
Nous sommes aussi un pays où l’état donne des aides substantielles pour tenter de sauver notre économie et où le système de santé pour le citoyen est peu onéreux au contraire de certains pays voisins (test PCR à 200 € et amende à 11000 € en Angleterre par exemple).

Notre pseudo enfermement d’aujourd’hui serait une grande liberté et un grand confort pour d’autres, qui vivent parfois depuis des décennies, l’oppression, la guerre et la misère. La pandémie n’étant pour eux qu’un fléau de plus, l’adversité de leur existence devant continuer.
N‘oublions jamais que le conformisme affaiblit au lieu de rendre plus endurant et que nous crions bien vite quand nous nous asseyons sur des fourmis rouges.

Même si nous pouvions idéologiquement, exiger une liberté inconditionnelle, tout combat de révolte pour la défendre, aussi nécessaire soit-il, revendique une liberté relative, relative à l’époque, au lieu, à la civilisation concernés.

Dans le contexte actuel de crise sanitaire, nos libertés de choix et d’action semblent en effet réduites aux décisions des autorités et les résistances que l’on observe de part et d’autre de la population font office pour certains de réactions d’oxygénation salutaire qui maintiennent une vigilance contestataire. Toutefois, étant dépendants les uns des autres dans la chaine de contamination de ce coronavirus, ces actes d’oxygénation pour certains peuvent entraîner l’asphyxie pour d’autres.
Et c’est là que la responsabilité de nos convictions et de nos actes qui suivent entre en jeu. Il y a une gravité (Gāmbhīrya गाम्भीर्य) réelle dans nos positionnements idéologiques.
A ce jour, nous n’avons aucun recul concernant la totale immunité pour soi-même et les autres pour la covid-19, que ce soit par la stratégie du vaccin que par la voie du non vaccin.
Au vu des mutations virulentes et rapides des nombreux variants, donc rajustements nécessaires des vaccins actuels (nécessité d’une 3e dose du Pfizer pour combattre le variant brésilien et augmentation de son prix, par exemple), au vu des nouveaux vaccins ARN susceptibles de modifier le génome, des effets secondaires constatés, du manque de recul, des scandales financiers et politiques associés, nous risquons bien après cette crise, de demander des comptes aux personnes "pro-vaccins" et devoir être assujettis à se faire vacciner tous les ans. Nous risquons bien d’avoir des surprises.

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Mais d’un autre côté, les stratégies phytothérapeutiques, le mode de vie sain semblent bien inefficace dans cette course contre la contamination rapide car elle ne concerne qu’un nombre de personnes ayant déjà établi des stratégies préventives dans leur vie quotidienne pour renforcer leur immunité naturelle.
Ces stratégies seraient trop lentes à mettre en place chez une population étrangère à ces démarches de pensée et qui fonctionne depuis des années sur la médecine chimique, le conditionnement industriel, l’agro-alimentaire et son accès passif.
Ce travail d’éveil nécessite du temps. Probablement, cette pandémie alertera les consciences d’un plus grand nombre de personnes afin qu’elles abordent à l’avenir leur santé de façon holistique, mais à ce jour, la masse de gens ne peut se réveiller de cet engourdissement conditionné.
Il semblerait qu’il faille sauver des vies en premier avant de sauver les consciences. Certains peuvent penser le contraire.

J’omettrai de plus et volontairement ici, le discours complotiste que je renvoie à celui de la terre plate.

Depuis le début de cette contamination, l’accès pour un grand nombre de malades aux molécules déjà reconnues efficaces en virologie et peu onéreuses, a été sacrifié au profit de gros contrats de nouveaux médicaments à efficacité moindre. Je veux parler du scandale de la chloroquine et du remdesivir.
J’entends les défenseurs des différents points de vue trépigner.

La proposition officielle aujourd’hui est celle du vaccin, procédé qui a fait la preuve par le passé, de son efficacité pour endiguer des maladies mortelles.
Nous sommes pour beaucoup ici des anciens enfants vaccinées au D.T.P, au BCG, ROR , etc.
Toutefois, les nouveaux vaccins peuvent être largement remis en question avec les nouvelles techniques de l’ARN messager par manque de recul de leurs effets à long terme.
N’oublions pas par exemple, les scléroses en plaques observées après les injections du vaccin Genevac contre l’hépatite B.
Le vaccin n’est pas la solution idéale, mais c’est une solution.
Certes, sans recul et à ce jour, quelle est la part de la population française qui résiste encore à jouer les cobayes ? Plus que nous pourrions le penser.

Les personnes « anti-vaccins » qui prêchent pour les pratiques d’hygiène de vie basées sur le bon sens, les démarches les plus naturelles qui soient, la prévention, sont à prendre sérieusement en considération, mais la grande majorité des gens ne pratiquent pas ce type de stratégie de santé.
Les spécialistes et professeurs internationaux qui prônent les vitamines D, C, le zinc, etc. dans le combat de la covid-19 ne sont pas entendus et ne présentent aucun intérêt financier pour les pouvoirs publics, voire seraient contreproductifs pour les laboratoires.
Nous le savons ! Mais ce n’est ni vous ni moi qui signons des contrats à plusieurs milliards.
A nous de prendre ces vitamines là si nous avons un peu de bon sens.

Un médecin allopathique de bonne foi ne peut prétendre que la médecine est une science exacte.
Elle est une science qui cherche, expérimente, trouve des solutions très souvent efficaces, sans que ce soit la solution idéale. Elle a des protocoles et des modèles qu’elle applique avec une excellente marge de réussite. Toutefois, il suffit de voir tous les effets indésirables des médicaments pour tenir compte aussi de cette part aléatoire de ses insuccès, à commencer par les effets secondaires des vaccins !

C’est là, que les médecines naturelles ont un rôle à jouer, surtout préventif, parfois curatif, afin de faire le pont entre les traditions millénaires et les connaissances médicales contemporaines. Il y a du bon et du mauvais dans les deux. Les deux sont à utiliser avec mesure.

Nous pouvons rester admiratifs des prouesses technologiques en investigations d’imageries médicales, en microchirurgie d’aujourd’hui, en nanotechnologies, en biotechnologies. Il nous faut vraiment relativiser tout en maintenant là encore une vigilance quant aux dérives potentielles éthiques de leurs applications, voire parfois de leurs toxicités au profit de l’investigation.
Cependant, nos super calculateurs ont permis l’obtention d’un vaccin rapidement.
Très souvent, les médecines millénaires sont incapables de rivaliser avec des prouesses scientifiques.
Il vaut mieux réparer une fracture avec les moyens d’aujourd’hui qu’avec les stratégies mécaniques archaïques de l’ayurveda au moyen de cordes et de poulies d’il y a quatre mille ans.

Mon positionnement peut sembler paradoxal au vu de mes compétences en soin énergétique et en ayurveda.
Aujourd’hui, la médecine allopathique parfois très interventionniste, ne tient pas toujours assez compte des facultés d’auto-réparation du corps humain et du pouvoir de l’esprit sur la matière.
Les médecines naturelles relèvent d’un bon sens souvent oublié.
Les médecines énergétiques par exemple sont surprenantes, même si elles ne règlent pas tous les problèmes.
Le pranic healing des Indiens, des yogis, peu pratiqué, le reiki des japonais plus répandu, voire l’acupuncture des chinois plus connue et davantage pratiquée, sont cependant peu exercés par la masse des occidentaux. L’aptitude à soigner par le Prāṇa प्राण, l’énergie, ainsi que la gestion du souffle est encore trop peu reconnue par la médecine officielle. Par le biais des neurosciences, la reconnaissance de ce type de stratégie de soins viendra bien un jour, l’hypnose en milieu hospitalier ayant bien fait son apparition.

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Le genre humain avait à l’origine, une infinité de directions pour faire évoluer son cerveau, son corps, son interaction avec le monde extérieur, avec la nature, et la façon de se soigner. Il a tout tenté.
Notre société d’aujourd’hui est le résultat du choix d’évolution que l’homme a fait, consciemment ou non. Cette évolution est loin d’être parfaite et idéale, voire plus inquiétante que jamais dans certains domaines, admirable dans d’autres, mais elle est là.
Elle est la seule qui définit le plus grand nombre, qui nous définit nous-mêmes ou du moins en partie, selon notre degré de marge avec la société.

Pour revenir aux libertés, nous ne sommes pas à l’abri de leurs régressions.

Il est à craindre en effet, de voir, au regard de ce qui se passe en Israël, se profiler dans notre pays des stratégies autoritaires sous couvert de démocratie, mettant à mal la liberté de nos déplacements, de nos mouvements, de nos activités en imposant un passeport vaccinal. Si ce passeport devenait exclusivement vaccinal chez nous, nous tomberions dans le paradoxe de la perte de notre liberté physique en échange de notre liberté d’interaction sociale. Nous devrions choisir entre deux libertés.
Cela est souvent le cas, choisir entre oui ou non, vivre ou mourir, partir ou rester, subir ou faire subir, etc.
Tout cela a un goût amer de chantage.
Il est à souhaiter que le passeport reste un passeport sanitaire où le choix entre les tests de dépistage ou le vaccin soit de mise.
Il est à souhaiter que les compagnies aériennes ayant perdu leur indépendance idéologique et financière par participation de l’état à leur capital après la crise de la covid-19, n’imposent ces passeports à sens unique à leur clientèle, se conformant ainsi à la stratégie de l’état qui a pour intention de vacciner les 67 millions de Français.
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Nous allons voir se dessiner une nouvelle ère commerciale où la concurrence va jouer avec des arguments de séduction portant sur ce genre de liberté ou de contrainte, (culture, restauration, transports, activités sportives, etc.).

Dans la résistance idéologique à cette vaccination de masse, c’est la perte des droits de l‘homme qui est pointée dans cette atteinte à la liberté de choisir pour nous-même la méthode de soin désirée.
C’est un manque de confiance des pouvoirs publics concernant l’aptitude de chacun à pouvoir se protéger et à protéger autrui. Alors l’état joue son rôle de parent.
C’est aisé à comprendre, nous devons ce manque de confiance envers la majorité dont nous faisons partie, aux frasques irresponsables et immatures d’une minorité qui n’a que pour slogan, « C’est trop long, Je veux vivre ! », c’est à dire en langue de bois, « Je veux m’amuser ! ».

Le groupe humain serait-il en mal de groupe ?

Dans notre monde d’aujourd’hui, à près de 8 milliards de personnes, il est fréquent d’éprouver ce sentiment d’être parqué dans des files d’attente comme du bétail, pour voyager, pour des démarches administratives, pour des soins, lors de réunions sportives ou culturelles à grande échelle, yoga y compris !
Et voilà à présent les vaccinodromes !
Leur but, éradiquer rapidement ce virus à grande échelle et sans recul.
C’est le prix à payer du fait de notre grand nombre ici-bas.
Nous perdons notre individualité dans le groupe et plus le groupe est grand, plus nous la perdons.

Sans remettre en question les revendications qui dénoncent les stratégies de l’état dans sa gestion de la crise, et les abus nombreux des lobbys pharmaceutiques, je tiens à rappeler que pour un chercheur spirituel, pratique spirituelle et politique ne font pas bon ménage.

En laissant la tribune du verbe haut et fort aux personnes investies par une mission contestataire citoyenne, cela ne signifie pas que nous soyons en étant silencieux, inactifs, inconscients et irresponsables.
Un chercheur spirituel ne doit pas confondre ses objectifs de vie en suivant des buts qui ne sont pas les siens.

Son but est d’éveiller la conscience, à commencer par la sienne et non la conscience sociale et politique.
Toutefois, en développant la première, le libre arbitre se développe alors pour la seconde, mais les choix de pensée doivent rester libres.
Cela n’induit pas l’impossibilité à être les deux à la fois, chercheurs spirituels et contestataires. Socrate, Senèque, pour ne citer qu’eux, en furent de beaux exemples. Mais plus philosophes et hommes politiques qu’ascètes, ils ont eu le destin qu’on leur connaît.

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Dans le marché du bien-être d’aujourd’hui, il existe un snobisme intellectuel ayant en fond de discours, des tonalités complotistes.
Et nous est rapporté par bruits de couloirs,
« Comment Jaya et Maheswari ne s’insurgent-elles pas contre ce qui se passe et n’ouvrent-t-elles pas leur salle en interdisant le masque ? »
D’une part, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
D’autre part, c’est considérer que nous ne soyons pas aptes à définir nos propres rôles.
Nous voyons bien là, les caricatures et les formatages des soi-disant bien-pensants à la conscience spirituelle éveillée. Comédie humaine que cela !

Lorsque la spiritualité, voire la religion s’associe au discours politique, elle accepte d’entrer dans une guerre de positionnement idéaliste qui l’amènera ensuite à un positionnement concret de lutte sociale, glissant ainsi du dogmatisme au pragmatisme offensif.

L’histoire a montré les dérives de cela. Parmi de nombreux exemples, le plus surprenant de ces dernières années étant celui du nationalisme des moines bouddhistes au Sri Lanka et leurs sévices envers les communautés musulmanes.
Voilà, un paradoxe de plus.

Cela signifie surtout que nous pouvons agir autrement.
Lever la conscience politique et sociale et lever la conscience spirituelle sont deux démarches différentes.

Alors, quoi penser dans cette situation actuelle ?
A t-on raison de braver les autorités ? A-t-on raison de courir au vaccinodrome ?
A t-on raison de faire la fête ? A t-on raison de rester chez soi ?
Ici bas, chacun fait ce qu’il peut et pas forcément bien, que ce soit l’état ou ceux qui le contestent. La sagesse repose sur le bon sens, et ce dernier vaut de l’or dans ce monde immature.

Le divin a créé un monde, mais la majorité des hommes ne savent rien de ce monde-là.
Ce monde subtil, nous l’appréhendons, l’apprivoisons par les pratiques spirituelles.
Le divin n’a pas créé ce monde où existent la cruauté, les attentats, les dictateurs, les pandémies. Ce monde-là, le divin ne l’a jamais créé.
Ce monde-là où existent le fanatisme, la pauvreté, l’avidité, l’individualisme à outrance est un monde de rivalités, d’êtres en conflits où règne une très grande violence. C’est le monde des hommes !

Nous y sommes immergés malgré nous et y serons de plus en plus.
Comment en échapper ?
Les esprits simples vous diront que Dieu, ayant créé l’homme, en est de ce fait responsable.
Ce qu’il nous faut comprendre, c’est que le divin a créé l’homme libre.
L’homme est libre de devenir un sage ou un fanatique, un irresponsable.
Vous seul faites de vous-même ce que vous êtes.

Le chercheur spirituel, quant à lui, est celui qui ne permet pas que le chaos du monde extérieur entre dans son moi intérieur.
Il se doit de maintenir en lui l’état de témoin, serein, de voir le favorable dans l’adversité.
Lorsqu’il est face à une difficulté, il doit se demander s’il peut changer les choses ?
Si oui, alors il se doit d’améliorer ce qu’il déplore en décuplant son énergie et sa conscience. Lorsqu’un pratiquant de haut niveau agit, il déplace des montagnes. Si c’est votre cas, alors agissez !

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Si non, il se doit alors de vivre la situation le mieux possible, en préservant son monde intérieur. Mais il ne doit jamais oublier de prendre le contrôle de lui-même à défaut de l’avoir sur la situation concernée.

Je vais vous raconter une petite histoire.

« Deux disciples impétueux se disputant, décidèrent de demander l’avis de leur vieux maître.
"Maître, dit le premier, voici mon dilemme", et il exposa son point de vue.
Le vieux sage répondit : "C’est vrai, tu as raison".
Le second, étonné et furieux de la partialité de son maître, déclara au sage qu’il ne pouvait dire qui avait raison sans entendre les deux avis.
Il exposa le sien.
Le vieux maître répondit alors : "C’est vrai, tu as aussi raison".
Les deux protagonistes s’exclamèrent haut et fort :
"Mais, cher Maître, c’est impossible que nous ayons raison ensemble !"
"C’est vrai, vous avez raison", répondit le Sage en les quittant. »

C’est donc après cette longue réponse et dans ce contexte-là, que je vais reprendre mais de manière plus courte, l’enseignement habituel de la méditation.

Cet enseignement est rendu possible par l’intermédiaire de moyens numériques, qui, s’ils ne pallient pas au charme des retrouvailles réelles, n’en sont pas moins utiles en ces temps difficiles, nous permettant de maintenir ce lien précieux spirituel.
Si je ne sens pas votre parfum subtil, la brillance de vos cheveux, la lumière de votre sourire, la sincérité de votre regard, autant que la fatigue de vos cernes, le froncement de vos sourcils, la douleur de vos reins, je reçois cependant votre expression générale et identifiable ainsi que la tenue réservée voire élégante de votre posture de méditant.

Comme vous êtes des gens ayant une éducation spirituelle, j’ai la chance de voir derrière ces nombreux écrans, des personnes respectueuses et attentives. Je doute, au vu des pratiques sulfureuses pratiquées à grande échelle sur les réseaux sociaux, que nous ayons chez un grand nombre de gens, cette qualité d’écoute, de retenue que j’ai ici avec mes élèves, tant la vulgarité, la débilité, l’hyper-sexualisation, l’hyper-égocentrisme, l’hyper-verbiage sont générés par ces réseaux, polluant les moyens de communications numériques d’aujourd’hui, polluant la communication entre les êtres tout simplement.
Nous avons la chance de pouvoir par notre enseignement et notre pratique, nourrir les bandes passantes de paroles subtiles, de silences salutaires et d’intelligence bienveillante.
Que les dieux numériques puissent nous entendre...

La dernière fois, en méditation, nous avons réfléchi, métaphysiquement mais aussi sous un éclairage quantique, à la façon de remonter le passé et s’il était possible de reconstituer ce dernier dans sa totale intégrité en le revisitant avec la conscience évoluée du présent.

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Qu’en est-il du futur ?
Vu le contexte, cela peut être utile d’y réfléchir !

Autant il semble plus aisé d’aller dans le passé autant il semble plus délicat d’aller dans le futur. Notre but méditatif étant de voir si nous pouvons trouver des traces du futur dans notre présent actuel.
Nous savons déjà que c’est une question d’observation et de lecture des signes du réel.
Pour revenir à la conception de la liberté, relative à chacun selon ses exigences, elle est une quête qui nous entraine vers un objectif à atteindre.
Si, d’un point de vue quantique, le futur est déjà là simultanément au présent, alors nous pourrions détecter sur le cheminement du temps et de notre existence, ces traces du futur que nous aurions librement choisies dans un présent.

Avoir une idée claire du futur nécessite d’avoir une intention claire à son sujet.
Il nous faudrait surtout, revenir à cet état d’observateur très vigilant qui observe et identifie tous les choix qu’il fait en permanence au moment de bifurcations potentielles de vie, des plus minuscules aux plus grandes.
« Intention et observation seraient les deux clés de notre libre arbitre », nous dit le scientifique P.Guillemant.
Ce sont des concepts familiers aux méditants depuis des millénaires.

D’un point de vue quantique, n’oublions pas que le rôle de l’observateur est primordial car il détermine l’émergence de la réalité.
Les scientifiques aujourd’hui nous parlent de la « Théorie de la Décohérence ». Audacieuse extrapolation à ce stade des connaissances, cette théorie tente d’expliquer à quel moment et par quel mécanisme, une observation unique parmi tout un ensemble de possibles, déclenche la réalité.
Ils nous disent comment la coexistence simultanée de plusieurs lignes de vies potentielles parvient à se maintenir avant d’atteindre cette observation ultime qui crée la seule réalité parmi beaucoup d’autres en préparation.

C’est notre observation ultime qui permet d’accueillir dans notre réalité, une branche de vie potentielle. Mais le choix fait par l’observation relèverait du hasard pour un grand nombre de théoriciens par défaut de connaissances plus avancées.

« Dieu ne joue pas aux dès avec nous », disait Einstein, nous ramenant d’une certaine façon à notre libre arbitre.

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P. Guillemant, se pose alors la question suivante :
« Ne pourrait-on pas attribuer ce choix au futur au lieu de l’attribuer au hasard ou au présent, comme on est spontanément enclin à le croire ? »

Rappelez-vous, la dernière fois, nous avons abordé de façon succincte, la théorie de la « Convergence des parties » qui explique comment, en théorie, nous pourrions reconstituer dans sa totalité, un ensemble désintégré par le temps, ce qui aujourd’hui, est encore impossible dans la réalité. A partir de ce concept là, le futur pourrait revenir au présent et présenter à notre observation ses traces.
Pour les scientifiques quantiques, l’observation du temps serait un processus qui divise le temps en deux parties :
- un temps pour vivre notre destin déjà tracé,
- un temps pour changer notre destin.

Mais alors me direz-vous, cet éternel instant présent dont parle la sagesse antique n’existerait-il finalement pas ?

A peine vécu, il n’est déjà plus lui-même tout en étant toujours lui, contenant les traces du passé et les prémices du futur.
C’est le Mahākāla महाकाल obtenu par l’activation d’Ājñā cakra आज्ञा चक्र.
Il reste donc bien cette mystérieuse porte de la transcendance du temps dont l’observation et l’intention, porteuses d’énergie et de conscience, sont les clés.

A nous des les approfondir.
Hari om tat sat
Jaya Yogācārya

Bibliographie :
- Commentaire de Jaya Yogācārya
-  »La route du temps » de P. Guillemant aux edts Trédaniel

©Centre Jaya de Yoga Vedanta Ile de la Réunion

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