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Crise et Révélation

Conférence du 17 sept 2021 donnée en cours de méditation par Jaya Yogācāra
Faudrait-il un nouveau prophète ? 1ere partie

A l’avant dernière méditation, je vous ai demandé de me faire un exercice d’écriture suite à votre expérience méditative qui induisait une réflexion particulière.
Je rappelle ici l’intitulé de l’exercice de méditation demandé.

« Notre monde est en crise. Nous avons déréglé la nature de notre planète. Notre civilisation est prise à ses propres pièges. La psyché humaine est en perte de sens pour un plus grand nombre. Nous avons besoin d’une révolution par une révélation supérieure. Nous n’avons pas eu de nouveau prophète ou « être éclairé » depuis des milliers d’années apte à induire cette révolution du comportement humain pour son élévation vers un état supérieur.
« Pourriez-vous être ce nouveau prophète ? Nous en faudrait-il un ? Qu’apporteriez-vous au monde ? »

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Vous avez été un bon pourcentage à me répondre spontanément. Je comptais faire une synthèse de tous ces retours et finalement je me suis retrouvée à faire une analyse détaillée pour chacune de vos réponses avant de pouvoir en faire une synthèse ultérieure. Pourquoi cela ? Parce qu’une d’une part, vos retours furent très intéressants et très diversifiés en terme d’idées et de positionnements et certains méritent vraiment d’être exposés. Surtout, ils m’ont rendue très réactive soit pour valider, soit invalider vos écrits, voire développer ou éclairer vos arguments par l’argumentation spirituelle et enrichir l’étude en question.
Je remercie donc vivement ceux qui ont répondu gentiment à mon exercice. C’était l’occasion pour vous, de vous octroyer un temps de réflexion même court, concernant l’avenir de notre monde « qui ne se porte pas bien » et cela nécessitait de lever le nez de sa vie quotidienne, de zoomer un peu dans la stratosphère en essayant de réfléchir, à votre humble échelle, à la direction que pourrait prendre, selon vous, notre groupe humain pour éviter les différentes menaces qui pèsent sur lui, voire sa noyade généralisée.

C’est bien sûr un discours spontané fait de généralités et emprunt d’une dimension spirituelle et émotionnelle, loin des expertises nécessaires des différents domaines sur lesquels il faudra que les hommes agissent, en stratégies environnementales, géopolitiques, technologiques, sociales, sanitaires...
Mes commentaires et analyses à vos réponses ne relèvent pas d’un discours pessimiste mais réaliste.
Si j’étais pessimiste, je n’en parlerais même pas et j’irais me retirer en montagne dans une grotte pour ne m’occuper que de ma propre transcendance.
Même là d’ailleurs je resterai optimiste, car c’est la qualité majeure de la transcendance, que de l’être.

Je crois au pouvoir de la réflexion et de la pratique spirituelle pour le salut de tous. Si la pratique spirituelle ne vous amène pas à des remises en questions profondes et éclairantes sur votre nature humaine, sur votre mission dans l’existence et ne vous permet pas une interactivité positive et créatrice avec le monde, elle ne sert qu’à nourrir votre égo.
Pour ceux qui n’ont pas répondu à cet exercice, la passivité et l’inertie physique et mentale ne sont pas les qualités du chercheur spirituel. Attention donc à ne pas trop ronronner dans un conformisme qui, par manque de vigilance et de questionnement, par la dépendance à des systèmes sociétaux, par une passivité dans la façon de recevoir l’enseignement spirituel, pourrait cacher à l’individu « dormant », la perception des graves enjeux d’aujourd’hui.

Chacun de vous est concerné par ces enjeux d’un futur proche.

A la lecture des réponses des élèves, je me suis demandée parfois si la question avait été est bien formulée ou bien comprise ?
Certains ont répondu par des propositions concrètes, celles que le nouveau prophète pourrait apporter tels des programmes écologiques, politiques, sociétaux. D’autres se sont vus en prophète investi par un ordre supérieur.
D’autres sont restés dans une dimension humble, d’autres n’ont pris aucun risque et sont restés passifs ou minimalistes.
Plus généralement, les réponses reçues des élèves relèvent de leur interprétation intellectuelle de la question dans un premier temps bien sûr, mais surtout, leurs réponses ont inévitablement le filtre de leur propre expérience individuelle du moment, filtre émotionnel, psychologique, politique, idéologique, etc. Cela en fait parfois des points de vue obtus ou subjectifs car relatifs à ces filtres et parfois des réflexions de qualité sensibles dans leur aptitude à élever le débat à une dimension métaphysique tout en proposant des solutions.
Toutefois, ces réflexions méritent ensuite d’être reprises à un degré d’analyse plus approfondie permettant de déboucher sur des propositions visionnaires et réalistes.
L’évolution devenant exponentielle, toute prévision échappera cependant aux surprenantes directions que la race humaine pourraient prendre.
Au vu de l’ampleur de ce travail, je n’ aborderai ce soir qu’une partie des réponses et de leurs analyses, réservant la suite aux conférences et exercices méditatifs prochains.
A la demande d’un plus grand nombre d’élèves, seules leurs initiales seront citées.


Élève C.C
- texte entier de l’élève

  • Bonjour Jaya,
    je souhaite bien du courage au futur messie et à sa mission impossible vu la déshumanisation qui se profile... ( Voir à ce propos une bonne vulgarisation de Dos Santos : l’immortel.)
    Il lui faudra trouver un vaccin très efficace contre l’irrespect de notre planète et d’autrui, mais les anti-vaccin s’insurgeront...
    Il lui faudra réinventer le vrai partage, autre que les âneries soit disant partagées par les jeunes sur les réseaux, dont c’est devenu la préoccupation principale...
    D’abord on s’affilie, ensuite on se follow, on en devient fêlé et on finit solo, dit Stromae...
    Respect, partage, discernement, telles sont les missions impossibles que je donnerais à ce messie suicidaire...
    Par contre, je te verrais bien aux présidentielles !!

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Analyse de Jaya
La première élève qui me répondit le fit dans la foulée de la méditation, le soir-même. Elle est souvent réactive, vive d’esprit dans ses répliques, ayant beaucoup d’humour et surtout toujours là pour répondre présente lorsqu’on a besoin d’elle et je l’en remercie. Son métier ? Enseignante ! Difficile métier que celui-ci aujourd’hui !
Ce discours pessimiste prend la tournure d’un discours plein d’humour … noir…Quand nous réagissons, nous avons tendance à nous positionner soit en victime, soit en offensé, soit en guerrier. La pratique spirituelle nous invite toujours à rester en état d’observateur. Un messie peut-il être par essence suicidaire ? Le christ porta le principe de la résurrection, dont le paradoxe fut la nécessité du sacrifice de sa propre chair et la barbarie à son égard. Pouvons-nous penser qu’il fut suicidaire car sa résurrection n’était-elle pas pure transcendance et anticipée ? La crucifixion aujourd’hui heureusement ne semble plus pratiquée mais on vous décapite facilement pour des idées.
Le prophète est un connaisseur du temps, passé et à venir. Il saurait en principe son devenir.

Fin de l’analyse du texte de C.C



Élève Y.B
- texte entier de l’élève

  • Bonjour Jaya, 
    Voici ma réflexion sur la méditation d’hier. Quel prophète seriez-vous ?
    Un prophète animiste qui placerait la nature au centre de la société tout en révélant le Mystère des origines, du Cosmos, puisque c’est La Quête spirituelle ultime, qui donne un sens à notre passage sur terre. Faire ressentir intimement l’infiniment petit dans l’infiniment grand et inversement : un être spirituel et scientifique qui a Les réponses…
    Lors de la méditation d’hier, j’ai d’abord constaté la réalité de cette crise.
    Une crise multiforme : environnementale, économique, politique, sociale, morale, spirituelle. Des solutions dans chacun de ces domaines sont connues. Par exemple, dans le domaine de l’environnement, il faudrait replacer la Nature au centre de notre civilisation.
    L’économie devrait être respectueuse de la Nature (locale, durable…), la politique plus proche des individus (locale, participative…) ; la société doit recréer du Lien : recréer le lien social entre les individus, au sein de la famille d’abord, des quartiers, de l’école…
    L’enseignement doit apporter la connaissance mais aussi du bien-être à l’enfant à travers des pratiques spirituelles : pratiques du yoga, de la méditation, pourquoi pas, dans chaque classe en début de journée ?
    (Il m’arrive, trop occasionnellement, de prendre quelques minutes avec les élèves pour faire de la relaxation et ils apprécient réellement, même au lycée)…Action du chercheur qui s’inquiète aussi du bien-être d’autrui.
    La crise morale et spirituelle sera peut-être moins grande si, en replaçant la Nature au centre de notre vie (sociale et individuelle), nous trouvons un objectif commun, celui de la préserver.
    Ces solutions, et d’autres encore innombrables, sont connues mais leur mise en œuvre me semble d’une grande complexité puisqu’il ne s’agit pas de les appliquer à un village, ville, pays mais à l’ensemble de la planète.
    Bon cela ressemble un peu à un programme électoral écolo !!! Mais lors de cette méditation, j’ai pu réfléchir à ce qui me semble fondamental.
    Un grand Merci pour votre enseignement et votre accompagnement.

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Analyse de Jaya

  • * Bonjour Jaya, 
    Voici ma réflexion sur la méditation d’hier. Quel prophète seriez-vous ?

* L élève ici est aussi une enseignante. Elle nous dit :

  • * Un prophète animiste qui placerait la nature au centre de la société tout en révélant le Mystère des origines, du Cosmos, puisque c’est La Quête spirituelle ultime, qui donne un sens à notre passage sur terre. Faire ressentir intimement l’infiniment petit dans l’infiniment grand et inversement : un être spirituel et scientifique qui a Les réponses…

* Oui, et là, c’est une réflexion essentielle dont elle parle.
Le mystère des origines, de l’Univers, voire le mystère du réel.
Mais si ce mystère qui donne un sens à la quête ultime lors de notre passage sur terre est levé, y aura-t-il encore un sens à rester sur terre ? Que ferions-nous de ce secret qui nous tient en vie à notre insu ?
Sommes-nous destinés à ne jamais le connaître ?
Au vu d’un Univers multiple et infini, cette quête risque bien d’être elle aussi infinie, ici ou ailleurs !
La Vérité est elle finie ou infinie, unique ou multiple ?

  • * Lors de la méditation d’hier, j’ai d’abord constaté la réalité de cette crise.

* La méditation est un processus de connaissance intuitive et en effet de prise de conscience. « L’arrêt apparent de l’état de témoin » permet l’observation du réel et de sa subtilité quand le mouvement peut en empêcher la captation.
Le silence et l’immobilité sont des révélateurs pour l’esprit de ce qui Est, Là et Partout.
Le mouvement nous enchaine apparemment et métaphysiquement dans une limitation de l’espace-temps alors qu’il en permet aussi l’expérimentation physique à l’échelle humaine des limites de ce monde.
Ici la crise mondiale devient évidente à l’observatrice. Le réel est ici révélé par l’arrêt.

  • * Une crise multiforme : environnementale, économique, politique, sociale, morale, spirituelle. Des solutions dans chacun de ces domaines sont connues. Par exemple, dans le domaine de l’environnement, il faudrait replacer la Nature au centre de notre civilisation.

* C‘était le challenge des anciens qui négociaient avec les forces de la nature.
Voilà ce que cela a donné quelques milliers d’années après ! pollution,
dérèglement climatique !

Mais nous allons sur la lune !
Y aurait-il un prix à payer ?

Devons-nous nous débarrasser du vieux pour faire du neuf ?
Jeter la Terre et aller vivre sur Mars ?
Le nouveau prophète serait-il celui qui nous propose les moyens pour y aller ?
Faire table rase pour recommencer ? Détruire cette nature-là et aller vivre dans une autre, ailleurs ?
Ou bien faut-il replacer notre nature au centre de notre civilisation avec les connaissances que nous en avons et avec les asservissements que nous lui imposons aujourd’hui ?
Faut il « dé-asservir » cette nature à nos besoins contemporains ?
Notre survie actuelle dépend pourtant d’elle et de ces asservissements.

  • * L’économie devrait être respectueuse de la Nature (locale, durable…), la politique plus proche des individus (locale, participative…) ; la société doit recréer du Lien : recréer le lien social entre les individus, au sein de la famille d’abord, des quartiers, de l’école…

* Pouvons-nous revenir à une stratégie villageoise aujourd’hui pour combattre l’hyper-individualisme et la méfiance du voisin ? Nous n’avons jamais été aussi condensés et concentrés dans la promiscuité urbaine dont nous subissons les pollutions et le danger. Plus personne ne laisse aujourd’hui sa porte ouverte, même dans les villages !

  • * L’enseignement doit apporter la connaissance mais aussi du bien-être à l’enfant à travers des pratiques spirituelles : pratiques du yoga, de la méditation, pourquoi pas, dans chaque classe en début de journée ?
    (Il m’arrive, trop occasionnellement, de prendre quelques minutes avec les élèves pour faire de la relaxation et ils apprécient réellement, même au lycée)…Action du chercheur qui s’inquiète aussi du bien-être d’autrui.

* Il y effectivement au sein de l’Éducation Nationale, et à l’initiative de Barak Obama il y a quelques années, l’instauration du yoga à l’École. En France, cela se vérifie de plus en plus. Mais qui sont ceux qui vont l’enseigner ? Si ce sont les porte-paroles du marché bien-être ou des enseignants qui s’improvisent professeurs de yoga, nous serons dans une interprétation du yoga par le développement d’une « coolerie  » qui ne relèvera en rien d’une action efficace, et restera juste une mode comportementale de plus, comme un danger de l’exotisme intellectuel.
Il nous faut des enseignants aguerris aux pratiques et au savoir spirituels.

  • * La crise morale et spirituelle sera peut-être moins grande si, en replaçant la Nature au centre de notre vie (sociale et individuelle), nous trouvons un objectif commun, celui de la préserver.

* L’objectif commun de l’individu d’aujourd’hui est toujours le même.
Préserver sa survie et son clan dans ce monde-là avant de préserver le monde lui-même.
La morale est subjective.
Certes, cela se fait aujourd’hui dans une sphère plus confortable pour un grand nombre de privilégiés en laissant une grande part au plaisir et au virtuel puisque pour ces derniers, la survie n’est plus celle de trouver à manger, de se protéger des grands fauves ou des intempéries. Toutefois, pour un grand nombre encore de personnes, la survie relève encore de beaucoup d’ insécurités, immigrants, réfugiés, etc. L’objectif sera difficilement commun car chacun voit le monde en fonction de son expérience et de ses besoins. Un immigré a faim quand un nanti gaspille. Sans changement profond social, rien ne peut fédérer ces différents besoins puisqu’ils sont en quelque sorte comme des vases communicants.
Le bonheur des uns ...

  • * Ces solutions, et d’autres encore innombrables, sont connues mais leur mise en œuvre me semble d’une grande complexité puisqu’il ne s’agit pas de les appliquer à un village, ville, pays mais à l’ensemble de la planète.
    Bon cela ressemble un peu à un programme électoral écolo !!! Mais lors de cette méditation, j’ai pu réfléchir à ce qui me semble fondamental.
    Un grand Merci pour votre enseignement et votre accompagnement.

* Les solutions sont-elles vraiment déjà connues ? La mondialisation, de par sa nature même de grandeur, est un phénomène nouveau dont nous n’avons peut être pas encore toute la compréhension, ni les outils nécessaires pour la gérer. Ce phénomène est un système par lui-même qui se meut de sa propre énergie et qui échappe aux énergies individuelles qui l’ont créé.

Fin de l’analyse du texte de Y.B



Élève L.B
- texte entier de l’élève

  • Bonjour Jaya,
    Après une nuit, où aucune vision ne m’est apparue, je te transmets ce que je peux partager de la méditation de vendredi. J’ai essayé, (lourde tâche) de m’imaginer prophète ! Ce que m’a amené la méditation :
    Un ancrage à la terre et une ouverture vers l’immensité.
    L’impression d’abord d’être un phare lumineux puis de devenir un être posé (stable, ancré).
    Une grande sensation de plénitude (impression d’être remplie) et de bonheur m’a traversée.
     Au final, un effet de rayonnement et une ouverture du cœur et de l’amour vers les autres.
    Méditation sans doute à approfondir, pour gagner en puissance !
    Je vous remercie de tout cœur toi et Maheswari pour ces beaux moments de hatha, de méditation et de philosophie. Cet enseignement spirituel m’amène à m’interroger sans cesse, à me renouveler et à essayer de m’élever au mieux !
    A très bientôt
    .

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Analyse de Jaya

  • * Bonjour Jaya,
    Après une nuit, où aucune vision ne m’est apparue, je te transmets ce que je peux partager de la méditation de vendredi. J’ai essayé, (lourde tâche) de m’imaginer prophète ! Ce que m’a amené la méditation :
    Un ancrage à la terre et une ouverture vers l’immensité.

* Oui, le prophète relèverait d’une nature universelle et donc plus ample que ne l’est la nature humaine.

  • * L’impression d’abord d’être un phare lumineux puis de devenir un être posé (stable, ancré).

* Oui, il pourrait être lumineux, du moins son intelligence devrait être suffisamment lumineuse pour éclairer un plus grand nombre dont l’esprit est obscurci par l’ignorance, l’illusion, la méconnaissance de leur mission sur terre. C’est le propre des êtres exceptionnels d’avoir une capacité hors norme de conscience et d’intelligence. Mais cela peut-il suffire ?

  • * Une grande sensation de plénitude (impression d’être remplie) et de bonheur m’a traversée.
     Au final, un effet de rayonnement et une ouverture du cœur et de l’amour vers les autres.
    Méditation sans doute à approfondir, pour gagner en puissance !
    Je vous remercie de tout cœur toi et Maheswari pour ces beaux moments de hatha, de méditation et de philosophie. Cet enseignement spirituel m’amène à m’interroger sans cesse, à me renouveler et à essayer de m’élever au mieux !
    A très bientôt
    .

* Le prophète est-il un homme d’actions et de paroles ou doit-il être un vecteur silencieux de l’amour inconditionnel ?
Ceux qui l’ont fait par le passé, quels que soient les modes utilisés, n’ont pas été épargnés par la barbarie à leur encontre, tibétains, Chrétiens, etc.
L’amour inconditionnel envers les autres est certes un paradigme incontournable de la pratique spirituelle qui facilite grandement les relations humaines et l’harmonie entre les hommes.
L’histoire en a montré sa relative influence.

Fin de l’analyse du texte de L.B



Élève M.A.P
- texte entier de l’élève

  • Bonjour Jaya,
    la méditation d’hier demandait comment sauver le monde ou du moins l’améliorer ?
    Il est vrai que la situation mondiale actuelle est catastrophique : pandémie, réchauffement climatique, terrorisme, migrants, perte des droits fondamentaux…
    Les divers gouvernements n’ont pas encore trouvé de solution globale.
    Je pense que le YOGA tel que vous l’enseignez serait d’une aide inestimable pour tous.
    Aussi, il faudrait revoir l’éducation des jeunes enfants dès leur plus jeune âge en y incluant surtout la part spirituelle indispensable.
    J espère qu‘alors, des milliards d‘esprits ouverts essaimeraient dans leurs familles, puis sociétés et gouvernements.
    L’amour, la solidarité, la compassion…viendraient s‘ajouter à ce sentiment d‘appartenance à la même race humaine.
    Chacun d‘entre-nous bien sûr a d‘ores et déjà un rôle à jouer dès maintenant dans cette quête spirituelle.
    Bien à vous
    .

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Analyse de Jaya

* Voilà une réponse pragmatique et rationnelle. Son constat est clair.
Une solution globale nécessiterait qu’elle soit radicale et révolutionnaire. Nous avons tendance à comprendre intellectuellement et par analyse, ce que nous pourrions changer dans les différents domaines qui participent à cette dégradation générale. Le travail risque fort d’être laborieux ( écologie, éducation, politique, social, etc.).
Une solution radicale en effet permettrait d’aller peut-être plus vite.
Y a-t-il le feu au tapis ou pensons-nous que la montée des eaux prendra cinquante ans ?
Le salut viendrait par le yoga, du moins un certain yoga qui se fait au Centre Jaya, nous dit l’élève. Merci au passage de votre reconnaissance de la qualité de notre enseignement. Oui, c’est par l’éducation dès le plus jeune âge de la science spirituelle, comme un point d’ancrage à partir duquel le travail peut commencer. Le yoga d’ailleurs ou autre chose relevant de la science spirituelle ! Peut-être une nouvelle pratique !
Oui, en effet, dès le plus jeune âge car nous voyons aujourd’hui dès l’âge de deux ans, des enfants ayant comme occupation principale, l’utilisation de leurs tablettes ou de leurs écrans numériques, les écrans faisant office de nounou.
Paradoxalement, si cela facilite la tâche des parents, semblant calmer physiquement les progénitures et participant aussi à un éveil d’un type d’intelligence basée sur l’interactivité, l’excès lumineux des écrans n’en est pas moins un grand perturbateur neurologique qui les excite et les déstabilise d’un autre côté.
Nous assistons à des mutations déjà opérationnelles chez nos jeunes générations qui sont censées reprendre le flambeau pour préserver ce monde du futur proche. Certains états en Asie ont pris conscience du problème et agissent.
Oui, il faut gérer les temps entre ces sollicitations nouvelles et ludiques de l’apprentissage par le virtuel et les temps fondamentaux d’interaction avec le réel, à savoir aller jouer dans la terre et se salir un peu ou continuer à monter aux arbres. Le yoga donnerait les moyens de s’arrêter sur le corps, le souffle, les organes des sens, donnerait une posture et tenue du corps permettant d’éviter l’affaissement vertébral et musculaire, le destructuration corporelle de beaucoup d’enfants addicts aux écrans, et pour finir développerait l’écoute de soi et de l’autre par la dimension spirituelle. Or le constat est celui de la perte totale de concentration chez les jeunes générations trop sollicitées à la réactivité immédiate, multiple et superficielle exigée par les réseaux sociaux et les écrans (Livre : La civilisation du poisson rouge).
Si notre planète a suffisamment de temps pour arriver à un tel programme global, oui !
Mais avons-nous devant nous, 10 ans, 50 ans avant un bouleversement radical ?

Fin de l’analyse du texte de M.A.P



Élève N.G
- texte entier de l’élève

  •  Pourriez-vous être un prophète pour sauver ce monde meurtri dans lequel nous évoluons ? Quel prophète seriez-vous ?
    Bien que je sois un Sadhak aux balbutiements d’un potentiel éveil tardif, je me suis penchée sur la question avec sérieux. Il serait utopique et malsain que je puisse envisager, d’un seul élan d’un seul, le " Moi prophète ".
    " Nul n’est prophète en son pays."
    Cependant, ce monde matériel limité et imparfait aux lois physiques et juridiques où l’homme crée les inégalités m’interpelle et me révolte.
    L’homme est en dette d’autrui et les droits collectifs sont à privilégier ?
    L’INDIVIDUALISME est un terme ambivalent ; " L’UN DANS L’ABSOLU ".
    La " SPIRITUALITÉ " est en quête de ce qui fait " L’IRRÉVOCABLE SPÉCIFICITÉ DU SOI " qui met en avant l’exigence éthique de la responsabilité.
    Donc oui, le " Moi prophète" se mobilise :
    UNISSONS notre énergie spirituelle universelle.
    " La force de nos esprits aux puissants siddhi ".
    RÉACTIVONS la spiritualité chez l’être humain par une prophétisation afin d’amorcer un changement radical.
    POLITIQUE et SPIRITUALITÉ sont indissociables pour une société viable, donc les actions politico-spiritualistes feront naître la civilisation de la SAGESSE.
    IMPÉRATIVEMENT, une RÉINITIALISATION de l’Âme humaine, longtemps délaissée s’impose.
    ÉDUCATION ET INSTAURATION de L’AMOUR INCONDITIONNEL ; l’ amour d’autrui, l’amour de soi, l’amour de tout être vivant, de toutes choses.
    RESPECTONS ET COMPRENONS l’autre, il est le reflet du SOI.
    UNISSONS chaque jour nos mains, à une heure définie dans le monde entier et chantons la syllabe sacrée AUM. Cette vibration céleste résonnera dans le cosmos et nos battements de cœurs ainsi unifiés transformeront ce monde dissolu.

    Ce processus demandera une grande mobilisation de l’être humain consentant, car il lui faudra beaucoup de courage pour changer ses habitudes destructives et égoïstes.
    N’ACCEPTONS PLUS les injustices géographiques et PARTAGEONS nos ressources, afin que les inégalités ne survivent.
    N’ACCEPTONS PLUS et AGISSONS contre la souffrance, la violence, les guerres.
    PARTAGEONS TOUT : Il y a tout ce qu’il faut sur terre pour que nous soyons TOUS, OUI, TOUS HEUREUX.
    Voilà le "MOI PROPHÈTE" qui sommeille en moi.
    J’ espère, Chère amie, vous avoir convaincue

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Analyse de Jaya

  • * Pourriez-vous être un prophète pour sauver ce monde meurtri dans lequel nous évoluons ?
    Quel prophète seriez-vous ?
    Bien que je sois un Sadhak aux balbutiements d’un potentiel éveil tardif, je me suis penchée sur la question avec sérieux. Il serait utopique et malsain que je puisse envisager, d’un seul élan d’un seul, le " Moi prophète ".
    " Nul n’est prophète en son pays."
    Cependant, ce monde matériel limité et imparfait aux lois physiques et juridiques où l’homme crée les inégalités m’interpelle et me révolte
    .

* Nous allons être là en présence d’un manifeste à l’idéologie spiritualiste révolutionnaire et passionné.
L’élève a pris des mots de l’énoncé de l’exercice méditatif comme des mots clés et moteurs : sauver ce monde.
L’élève est donc un sauveur ou une sauveuse !
Le constat du monde et de ses injustices pour les êtres sensibles et passionnés est source d’ une réactivité à fleur de peau qui peut devenir guerrière et exigeante. Cette réactivé semble s’appuyer sur une sensation de victimisation de l’injustice faite des hommes envers d’autres hommes.
Du coup, celui qui est touché pourrait se sentir investi d’une mission supérieure et partir en croisade.
Est-ce que le prophète doit être un être révolté, offensé, victime ou guerrier, voire passionné ?
Les croisés de l’époque médiévale ou ultérieure, se sont sentis investis de la bonne parole chrétienne et sont partis soumettre par la force et la guerre, des civilisations éloignées et différentes d’eux, pas forcément moins évoluées qu’eux.

  • * L’homme est en dette d’autrui et les droits collectifs sont à privilégier ?

* L’homme serait donc en dette d’autrui ? Le pauvre, il a déjà une lourde dette économique qui le fait dépenser plus qu’il n’a.
Cela ferait-il allusion aux pays riches face au pays pauvres, à l’exploitation des uns par les autres ?
Nous parlons, depuis la déclaration des droits de l’homme, des libertés individuelles.
Les droits collectifs ne seraient-ils pas plutôt des devoirs collectifs ?
Aujourd’hui, beaucoup de gens, des plus jeunes au sein même de l’école aux plus anciens à la retraite, revendiquent le droit mais très peu le devoir.
Nous avons pu le constater avec les antivaccins ou le passe sanitaire. Si la croissance économique reprend et le covid recule, c’est parce que 75 % de la population aura bien voulu penser en terme de groupe et non de façon individualiste. Toutefois, ces résistants profiteront de cette reprise économique malgré tout à laquelle ils auront mis un frein.
Dans une société, dans un groupe, l’harmonie et le respect ne peuvent commencer que par la prise en considération de devoirs que nous avons envers autrui et envers la société, société dont nous profitons quand cela nous arrange, et que nous rejetons quand cela nous offusque.
Quels seraient alors les droits collectifs ? Respect d’une nation par une autre ?
Respect des minorités ou des structures communautaires ? En principe, le droit individuel implique le droit collectif.
Des sous-marins nucléaires, des ogives nucléaires de dissuasion en grand nombre sont pointés en permanence et en attente dans de nombreux pays en direction des voisins potentiellement dangereux.
L’évolution reposerait-elle donc sur la capacité à se protéger par un surarmement ?
Le désarmement total de la planète est-il vraiment envisageable ?
Ce désarmement pourrait-il être le premier des droits collectifs ?

  • * L’INDIVIDUALISME est un terme ambivalent ; " L’UN DANS L’ABSOLU ".
  • * La " SPIRITUALITÉ " est en quête de ce qui fait " L’IRRÉVOCABLE SPÉCIFICITÉ DU SOI " qui met en avant l’exigence éthique de la responsabilité.

* Je ne comprends pas trop cette phrase !
Que veut-elle dire là ? Que la spiritualité est en quête de l’âme qui ne peut être remise en question et qui crée chez le chercheur spirituel, une éthique responsable ?
Oui, il est vrai que la découverte de l’Ātman आत्मन् en soi enclenche une éthique de vie mais elle est relative à l’expérience et l’interprétation que l’on peut en avoir par le filtre de l’idéologie qui se greffe dessus (si ce n’est pas une révélation liée à des concepts religieux par exemple), d’où l’importance de différencier l’expérience directe mystique et la religion doctrinale
Notons au passage que l’élève parle de l’irrévocabilité de l’âme alors que plus loin, il semblerait qu‘elle veuille la réinitialiser ?

  • * Donc oui, le " Moi prophète" se mobilise :

* Oui, il y a chez le prophète, une totale mobilisation de l’être en vue de son action irréversible.

  • * UNISSONS notre énergie spirituelle universelle.

* Voila un discours fédérateur et actif, voire dirigiste car révolutionnaire dans sa forme habituelle.
Ce sont les formes utilisées par les politiques, les syndicalistes, voire certains anciens prophètes.
Un nouveau prophète pourrait-il fédérer sur ce même mode ?
Quant à l’énergie spirituelle universelle, faudrait-il encore qu’elle soit activée et utilisable chez un plus grand nombre ! Or, elle n’est pas suffisamment active en énergie utilisable et quantifiable par tous.
Combien de gens aujourd’hui sur Terre font des pratiques suffisamment puissantes pour disposer d’une énergie mentale bienfaitrice et apte à changer les choses à grande échelle ?
Combien de méditants sur Terre aujourd’hui ? 2 %, 10 % ? 25 % ?
Beaucoup prient par contre pour demander à Dieu de leur apporter richesse, santé et protection des siens.
Qui prie véritablement pour sauver le monde ?

  • * La force de nos esprits aux puissants siddhi

* Un siddhi सिद्धि est une faculté supérieure obtenue par des pratiques intenses yoguiques qui transforme le sādhak साधक en siddhaसिद्ध, un yogi évolué. Ce n’est donc pas les capacités d’un jeune pratiquant de yoga et encore moins les facultés des gens plus ordinaires. Autrement dit, faut-il que le nouveau prophète développe chez chacun de nous tous des pouvoirs supérieurs afin que nous amorcions ce changement ?
Cela reviendrait à créer un darshan दर्शन collectif, à savoir une révélation spirituelle, une illumination chère à l’homme ordinaire.
Mais cela ne relève pas d’une simple ordonnance pour le faire, cela relève d’une capacité supérieure à pouvoir utiliser l’énergie du monde, du réel et celle des humains.

  • * RÉACTIVONS la spiritualité chez l’être humain par une prophétisation afin d’amorcer un changement radical.

* Activer déjà avant de réactiver ! Une majorité de personnes dans nos sociétés dites civilisées n’ont jamais abordé les questions existentielles ou métaphysiques, trop occupées à jouer ou à se débattre dans ce monde de la consommation où il faut gagner sa vie.
« Prophétisation » pourrait devenir ici un mot inquiétant ici, tel un programme d’alphabétisation ou de propagande à mettre en œuvre.

  • * POLITIQUE et SPIRITUALITÉ sont indissociables pour une société viable, donc les actions politico-spiritualistes feront naître la civilisation de la SAGESSE.

* Voilà une grande question.
Fondamentalement la spiritualité et la politique ne font pas bon ménage.
Nous pensons à ces états anciens où le pouvoir politique et la religion marchaient de pair et mirent en place des régimes parfois totalitaires et répressifs au nom d’une doctrine.
La politique est devenue à elle seule une forme de religion et la religion est retournée dans ses lieux de culte.
La spiritualité n’est, effectivement, pas la religion.
Alors, faudrait-il définir la spiritualité afin qu’elle soit intelligible aux politiques ?
Cela ne pourrait se faire que par une éthique universelle définie par des sages.
Or qui sont les sages d’aujourd’hui ?

Les états reconnaissent des sages en tant que gardiens des constitutions, nationaux ou mondiaux, des gardiens de la paix mondiale ou de la stratégie militaire, car indissociables (ONU, OTAN, OCDE, UNICEF, etc. ).
Sont-ils pour autant des sages comme les définissent les valeurs spirituelles ?
Définir aujourd’hui ce que devrait être un sage du XXI°s risque d’être une tâche ardue à vouloir le faire par les références des anciens clichés tant la nature des paradigmes humains ont changé.
Non pas que je veuille me défiler à la tâche, bien au contraire ! C’est tout l’enjeu de cette réflexion d’éviter de rester dans des questions ou remises en questions sans trouver des réponses, des propositions et solutions concrètes.

  • * IMPÉRATIVEMENT, une RÉINITIALISATION de l’Âme humaine, longtemps délaissée s’impose.

* Alors là , je dis NON !
Voilà un contre-sens majeur à mes yeux.
La nature de Ātman आत्मन्, à savoir l’âme individuelle, est par essence éternelle, intemporelle, à l’image de l’absolu supra-conscient qu‘est le Brahman ब्रह्मन् des Vedantins. Elle est la partie objective chez l’homme, occultée par le « Je » subjectif et relatif de la vie temporelle et incarnée.
Tout le fondement de la Sādhanā साधना spirituelle, c’est cette rencontre avec sa propre signature vibratoire et intemporelle. Ce n’est pas prétendre à la réinitialisation de l’âme, car dire cela, c’est prétendre à réinitialiser le fondement même de notre existence et dont nous sommes issus, à savoir l’univers lui-même, conscient, manifesté ou non.

  • * ÉDUCATION ET INSTAURATION de L’AMOUR INCONDITIONNEL ; l’ amour d’autrui, l’amour de soi, l’amour de tout être vivant, de toutes choses.

* Oui, et cela doit passer par l’éducation civique et non religieuse. Or, on constate qu’il y a plus de respect, d’ordre et de performance dans certaines écoles religieuses que laïques ! Pourrait-on s’en étonner !
Mais alors, que serait au sein de l’école, la « nouvelle matière » faite d’éducation civique et spirituelle qui pourrait fédérer les croyants de convictions différentes et les non croyants dans une même conscience ?
Elle s’appuierait forcément sur la tolérance, mais la tolérance a des limites manifestes chez l’humain et porte en elle une notion de résistance et de patience, de territoire et d’acceptation de la différence, voire d’abnégation de l’égo.
Dans une société humaine où la parole est vulgarisée au nom de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, ou chacun se prend en selfie, se met en scène, parfois dans des suggestions sexuelles, parfois dans des violences verbales et vulgaires de règlements de comptes ou de harcèlement, ou bien dans des défis stupides voire dangereux, bref dans une revendication peu intelligente qui se croit l’être par une outrecuidance démesurée et le culte de l’égo, nous sommes bien mal lotis pour espérer un changement de fond chez les jeunes adeptes de la nouvelle religion qu’est le "tiktokisme", pour ne citer qu’elle.
Quant aux adultes qui se perdent dans ce monde là, nous ne pouvons plus rien pour eux.

  • * RESPECTONS ET COMPRENONS l’autre, il est le reflet du SOI.

* Nous quittons là le mode révolutionnaire pour revenir à un discours plus apaisé et plus cérémonieux.

  • * UNISSONS chaque jour nos mains, à une heure définie dans le monde entier et chantons la syllabe sacrée AUM. Cette vibration céleste résonnera dans le cosmos et nos battements de cœurs ainsi unifiés transformeront ce monde dissolu.

* Non !
Non que l’image soit emplie d’espoir et d’amour, elle est juste un cliché « spiritueux », c’est péjoratif dans ma bouche.

Je ne pense pas que cela soit vraiment ce qu’il faille faire.
Le AUM ॐ , aussi important soit-il dans sa signification symbolique et sa puissance énergétique (et je suis bien placée pour dire cela à le répéter des millions de fois depuis plus de quarante ans), appartient à la tradition hindoue.
Ce serait imposer la suprématie d’un mantra et d’un rituel d’une tradition spécifique au reste de l’humanité où chaque tradition à ses propres paroles sacrées et ses propres rites.
Quand on commence à penser que sa tradition est la meilleure, c’est le début du fanatisme.
L’Amen des chrétiens est aussi un mantra tout aussi puissant, même s’il agit et symbolise un autre principe.
Ce serait fort maladroit que d’imposer le AUM ou d’espérer que cela se fasse.
Que des milliers de pratiquants en yoga lors de meetings internationaux le fassent, cela reste dans la sphère du yoga.
Autrement dit, le yoga est une chose, mais changer le monde nécessite probablement de trouver des moyens nouveaux et universels qui conviennent à tous, en neutralité de toute tradition.
Nous pouvons extraire du yoga des fondamentaux universels, tels l’éthique comportementale, les concepts de paix, d’union, d’harmonie, autant que les pratiques de santé. Ces dernières par exemple concernant le corps humain permettent de ne pas faire de différences en principe entre un corps hindou ou un corps européen en terme de postures et de respirations. Toutefois, il y en a morphologiquement et culturellement. L’hindou par exemple ayant tendance à être plus souple par son habitude d’assise au sol dès la plus tendre enfance. Cela se perd !
Les indiens vont devenir raides avec leur chaise à l’école et nous, occidentaux, allons nous assouplir à transpirer à faire du yoga ! Un peu d’humour ne nous fera pas de mal !
Donc tout imposer du yoga au reste de l’humanité n’est peut être pas la solution.
Par contre, la prière universelle, voire un chant universel, voire un chant silencieux ou dans une nouvelle langue universelle et à l’aube pourrait être une pratique incontournable (espéranto, etc.) pour élever l’esprit humain et lui apprendre à dire bonjour et merci à la nature avant d’aller consulter ses mails.

  • * Ce processus demandera une grande mobilisation de l’être humain consentant, car il lui faudra beaucoup de courage pour changer ses habitudes destructives et égoïstes.
    N’ACCEPTONS PLUS les injustices géographiques et PARTAGEONS nos ressources, afin que les inégalités ne survivent.
    N’ACCEPTONS PLUS et AGISSONS contre la souffrance, la violence, les guerres.
    PARTAGEONS TOUT : Il y a tout ce qu’il faut sur terre pour que nous soyons TOUS, OUI, TOUS HEUREUX.

* Partageons Tout ! Pas sûr que cela soit possible aujourd’hui avec l’épuisement des énergies ressources et le dérèglement climatique.
Tous Heureux ! Pas sûr ! La nature de l’homme est incapable de trouver le bonheur et de connaître sa véritable nature car l’homme est captif du temps et de l’espace. Malgré toutes ses connaissances, il ne connaît pas intimement son mental. Son mental étant son propre tyran qu’il ait ou non des énergies ressources. L’homme a toujours été en détresse existentielle, d’où la nécessité du cheminement de la connaissance de soi.

  • * Voilà le "MOI PROPHÈTE" qui sommeille en moi.
    J’ espère, Chère amie, vous avoir convaincue.
     

* Dangereux projet de le réveiller en vous tant qu’il n’a pas atteint une vision supra-consciente.
Le grand mérite, c’est d’être actif, réactif, empli d’aspiration à l’élévation et de tout mettre en œuvre pour cela.
Je sais que c’est ce que vous faites au quotidien et pour cela, vous en êtes admirable.

Fin de l’analyse du texte de N.G



Élève P.A
texte entier de l’élève

  • Blague (qui a une certaine sagesse) :
    Moïse a dit : "Tout est loi."
    Jésus a dit : "Tout est amour."
    Marx a dit : "Tout est argent."
    Rockfeller a dit : "tout est à vendre"
    Freud a dit : "Tout est sexe" 
    Enfin... Einstein est arrivé et a dit : "Tout est relatif !
    Donc on en revient à la notion de témoin et donc de découverte de son monde intérieur.
    Le prochain est celui qui permet à chacun de découvrir son authenticité.
    Après Einstein : "Tout est vérité ? " non plutôt " La vérité est Une "
    Bonne fin de weekend.
    Om Shanti

3


Analyse de Jaya

*Nous avons là un élève qui choisit le mode de l’humour concis pour exprimer un principe fondamental qu’est celui de la vérité absolue.
La Vérité est finalement différente depuis des milliers d’années selon les points de vue, et le dernier « fauteur de troubles », voire un prophète scientifique, fut celui qui proposa la relativité de tout cela, balayant d’un coup toute certitude ou vérité affirmée du passé car devenant ainsi relative à son tour.
Einstein, dont il est question, devenant lui-même à son tour, relatif par rapport à ce qui adviendra ultérieurement en terme de concepts scientifiques ou quantiques nouveaux. Bien sûr, sa marque restera indélébile et déterminante pour le futur, dans le domaine des avancées scientifiques et notre vision du monde, notre compréhension du réel.

  • * Enfin... Einstein est arrivé et a dit : "Tout est relatif !
    Donc on en revient à la notion de témoin et donc de découverte de son monde intérieur.

* Le raccourci est un peu rapide à mes yeux. Certes l’observateur joue le premier rôle déterminant de témoin dans l’expérience quantique pour constater que sa seule observation impacte la nature d’un élément lumineux dans son devenir d’ondes ou de particule. En soi, nous parlons donc de l’état d’observateur qui impacte les phénomènes du réel observable et je vous ai fait de nombreuses conférences là-dessus.
Faut-il en conclure là, que l’observation scientifique de l’infiniment petit ou du grand d’ailleurs, permet de découvrir les mécanismes énergétiques et conscients du réel intime en soi ?
La méditation n’a pas attendu Einstein pour cela.
D’autre part, la découverte de son monde intérieur ne donne pas forcément les clés immédiates pour régler les maux du monde extérieur. Ces mondes et ces énergies en jeu sont différentes.
Toutefois, ces mondes différents appartiennent à un même monde plus global. Le Tout est dans le Tout !
Ce que les théories d’ Einstein ont apporté au monde, c’est UNE compréhension de la réalité.
Cela amena le pouvoir de comprendre plus subtilement le réel, à pouvoir agir sur lui ou jouer avec lui et non plus totalement le subir. Cela rendit possible par l’ intention interne, un jeu intelligent et énergétique négociant avec les intentions externes du monde et d’autrui. Mais cela nécessite la connaissance et l’optimisation des outils naturels que sont les moyens de perceptions et l’intelligence de l’observateur humain.
Les applications de ces concepts quantiques à la psyché humaine font partie aujourd’hui des stratégies de développement personnel et orientent les neurosciences. Mais ce sont et je le rappelle là encore, des mécanismes connus depuis des milliers d’années par le yoga et la méditation concernant les facultés de l’esprit à pouvoir agir sur la matière.
Autrement dit, le prochain prophète pourrait-il être un supra-scientifique aguerri aux sciences millénaires spirituelles, voire yoguiques, qui relierait la science actuelle et la psyché humaine en donnant à l’homme des nouveaux outils afin qu’il agisse sur le réel et règle par la même, tous les maux du monde ?
La magie serait-elle ainsi à portée de main ? L’a t-elle toujours été ? Pas si simple !
Le nouveau prophète serait-il un super-homme ou serait-il non humain ?

Fin de l’analyse du texte de P.A



Élève S.K
texte entier de l’élève

  • Et donc ce (tte) prophète (sse) ?
    Je m’arrête un instant sur le sens.
    Est prophète celui/celle qui annonce, qui prédit, qui sait avant et le dit.
    Est-ce une tâche si ardue ? Comment ne pas prédire que nous courons à la catastrophe ?
    Est prophète celui/celle qui intercède, tisse un lien entre le divin et l’humain. Il a été choisi mais il a entendu, accepté, fait de la place pour la parole à prophétiser.
    Il devient caisse de résonance d’une transcendance extérieure à lui.
    La voici alors la tâche ardue. C’est qu’il/elle est celui/celle qui voit. Celui/celle qui sait.
    Il a appris à lire.
    Accepte-t-on d’être prophète ? Peut-être le prophète ne questionne-t-il même pas une évidence. Le sait-il seulement ?
    Certainement il a la conscience de porter, d’éclairer. Et que met-il en place pour être écouté ? C’est une chose de prophétiser. Encore faut-il être entendu.e, cru.e.
    Alors, je songe qu’à l’heure où n’importe quelle information peut être diffusée à des milliards de personnes et en un temps record, alors je songe que choisir le grand nombre c’est peut-être, pour le prophète, choisir la monnaie courante, l’anonymat et la banalisation.
    Mais alors ? Choisir le petit nombre ? Commence petit, petit prophète.
    Et que sais-tu, toi, que ne savent pas les autres ? Et quelle parole délivres-tu qui n’ait été entendue ?
    Un état des lieux rapide du monde. Hum.
    Il faudrait aller vers plus de silence et plus de solitude pour faire émerger à nouveau l’essentiel. Et en chacun pour commencer ? S’affranchir du groupe pour redéfinir une pensée personnelle, et retrouver le chemin de l’humain.
    Alors seulement, peut-être se lier à la Terre, aux éléments, faire partie d’un tout.
    Être poète finalement et VOIR !
    Dans la solitude et le silence, accorder une place à la beauté. Et VOIR ! Je pense à « La lettre du voyant » d’Arthur Rimbaud : « Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant, par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. »
    Le poète est prophète en cela qu’il laisse exister et fait jaillir la matière brute. Il tisse un lien pur entre Tout et lui.
    Et la langue du prophète ?
    Et « Nul n’est prophète en son pays ».
    Inciter à créer, à inventer.
    Toute création est première et originale. Toute création, aussi, s’appuie, sur le préexistant.
    Créer, c’est avancer, proposer.
    Aussi, je pense au « Langage des oiseaux » d’Attar. À l’oiseau huppe, qui découd les arguments avancés par les uns et par les autres pour éviter la recherche de l’oiseau Roi, le Simorg.
    Et donc, il faut se mettre en mouvement, avoir l’ambition de la quête et de la recherche.
    Et donc pour la jeunesse, réapprendre le silence et la solitude. Partir en quête, s’en donner les moyens. S’exercer à VOIR surtout, et inventer la langue sensible qui fera lien.
    Enfin, je vois l’arbre cosmique Yggdrasil dit par Jacques Lacarrière (« Je suis l’axe du monde / vivant défi des temps carbonifères […] / Je suis le sommeil et l’éveil, / le silence et la symphonie. /Je suis l’oratoire des astres, / et mes feuillages s’impatientent / des apocalypses à venir. »)
    Et soudain je me demande si ce prophète est un Homme ?

2


Analyse de Jaya

  • * Et donc ce (tte) prophète (sse) ?

* Ah enfin ! Oui, une proposition qui replace la femme dans un rôle essentiel sans pour cela avancer une revendication féministe. Les oracles, les pythies ont toujours existé mais n’ont jamais eu le statut d’un Jésus, d’un Mahomet.

  • * Je m’arrête un instant sur le sens.
    Est prophète celui/celle qui annonce, qui prédit, qui sait avant et le dit.

* Oui, l’élève ici redéfinit la fonction du prophète qui est celle d’être l’émetteur d’un message supérieur.

  • * Est-ce une tâche si ardue ? Comment ne pas prédire que nous courons à la catastrophe ?
    Est prophète celui/celle qui intercède, tisse un lien entre le divin et l’humain. Il a été choisi mais il a entendu, accepté, fait de la place pour la parole à prophétiser.

* Il lui faut en effet posséder plusieurs caractéristiques pour lui permettent de tisser ce lien. Il est donc humain ou peut être apte à parler à l’humain d’une part et divin d’autre part, par ses facultés supérieures. Divin ou autre.
S’il est humain, il ne devient pas prophète par la volonté, mais le devient par une révélation, un éveil spirituel, une illumination.

  • * Il devient caisse de résonance d’une transcendance extérieure à lui.
    La voici alors la tâche ardue. C’est qu’il/elle est celui/celle qui voit. Celui/celle qui sait.

* Oui, c’est celui qui voit. Il voit le futur, mais aussi le réel ici-bas tout comme l’immensité. La vision divine et cosmique qui lui a été révélée. Cela fait écho aux conférences précédentes sur la vision du réel, voire celles sur le temps.

  • * Il a appris à lire.

* Oui, la connaissance par le langage et les écritures sacrées, dont l’érudition, sont des outils puissants pour porter la parole. Mais plus encore, il est celui qui lit le réel.
Pourrait-on envisager un sage non érudit mais qui possède par la révélation, la connaissance authentique ?
Nous touchons là aux limites de la corruption ou de la purification du langage quand il lui faut être messager d’une ou de la vérité.

  • * Accepte-t-on d’être prophète ? Peut-être le prophète ne questionne-t-il même pas une évidence. Le sait-il seulement ?

* Il est prophète, il n’ y a donc pas de dualité entre sa nature humaine et sa nature divine.

  • * Certainement il a la conscience de porter, d’éclairer. Et que met-il en place pour être écouté ? C’est une chose de prophétiser. Encore faut-il être entendu.e, cru.e.

* Quels sont ses moyens de reconnaissance qu’il puisse utiliser pour porter sa parole ?
Pourrait-elle aujourd’hui être entendue dans ce monde cacophonique où tout le monde parle et beaucoup pour ne rien dire ! Il suffit d’ouvrir votre téléviseur.
Quant à être cru !
C’est pour cela qu’ils furent souvent assimilés à des fous, fous de Dieu, ou fous tout simplement.
Aujourd’hui, avec les fake-news et tout ce qui en découle, le langage humain est devenu dans la bouche de beaucoup, un langage obscur, flou, parfois sophistiqué, parfois vulgarisé, explosif, décomplexé où ce qui semble insensé est véhiculé à grande échelle.
Comment différencier le fou divin qui détient la vérité du fou qui la corrompt ?

  • * Alors, je songe qu’à l’heure où n’importe quelle information peut être diffusée à des milliards de personnes et en un temps record, alors je songe que choisir le grand nombre c’est peut-être, pour le prophète, choisir la monnaie courante, l’anonymat et la banalisation.

* Que veut-elle dire ? Qu’il doit utiliser les réseaux sociaux par exemple ?

  • * Mais alors ? Choisir le petit nombre ? Commence petit, petit prophète.
    Et que sais-tu, toi, que ne savent pas les autres ? Et quelle parole délivres-tu qui n’ait été entendue ?
    Un état des lieux rapide du monde. Hum.

Ce constat rapide contient-il une vérité ?

  • * Il faudrait aller vers plus de silence et plus de solitude pour faire émerger à nouveau l’essentiel. Et en chacun pour commencer ? S’affranchir du groupe pour redéfinir une pensée personnelle, et retrouver le chemin de l’humain.

Cela va t-il changer l’évidence du constat précédent, de la vérité extérieure du déclin du monde ?
Le chemin de l’humain est-il le chemin individuel, un chemin de groupe, ou les deux à la fois ?
La méditation cependant, permet en effet de contrecarrer les effets perturbants de notre exposition extérieure au monde en apaisant notre intérieur. C’est à espérer que le méditant lambda réussisse en retour à apaiser le monde extérieur.

  • * Alors seulement, peut-être se lier à la Terre, aux éléments, faire partie d’un tout.
    Être poète finalement et VOIR !

* OUI, le visionnaire est un artiste, un créateur, un inventeur qui œuvre à la transcendance de l’ordinaire vers la beauté sous toutes ses formes relatives, ou bien vers des formes nouvelles de manifestation.
Le prophète pourrait donc être un artiste, un inventeur.

  • * Dans la solitude et le silence, accorder une place à la beauté. Et VOIR ! Je pense à « La lettre du voyant » d’Arthur Rimbaud : « Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant, par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. »

* Quand Rimbaud parle en terme de dérèglement des sens, il parle de déstabilisation des conditionnements et des compétences des sens pour orienter les perceptions et les connaissances qui découlent habituellement d’eux vers d’autres horizons du réel. C’est ce que nous faisons en yoga où nous stimulons les organes des sens soit pour les replier vers une intériorité, soit pour les exponentialiser en sens psychiques.
La vision spirituelle participe en partie aussi de ce processus, mais pas que !

  • * Le poète est prophète en cela qu’il laisse exister et fait jaillir la matière brute. Il tisse un lien pur entre Tout et lui.
    Et la langue du prophète ?
    Et « Nul n’est prophète en son pays ».
    Inciter à créer, à inventer.
    Toute création est première et originale. Toute création, aussi, s’appuie, sur le préexistant.
    Créer, c’est avancer, proposer.
    Invention d’une langue ! Quelle ponctuation ? Quels espaces sur la feuille ? Quelle transcription ? Quelle prosodie ?

* Oui, il faudra à ce nouveau prophète, des nouveaux codes de langage.

  • * Aussi, je pense au « Langage des oiseaux » d’Attar. À l’oiseau huppe, qui découd les arguments avancés par les uns et par les autres pour éviter la recherche de l’oiseau Roi, le Simorg.

* Belle image qui pourrait au-delà de sa thématique principale, aussi faire allusion à comment se perdre dans l’argumentation partiale qui ne voit qu’un côté de la réalité, occultant ainsi la possibilité de la vision globale du monde.
La vision spirituelle permettant la vision globale par le focus lumineux qu’elle fait sur l’essentiel.

  • * Et donc, il faut se mettre en mouvement, avoir l’ambition de la quête et de la recherche.

* Oui, et c’est la base de l’intention, du savoir et de l’action.

  • * Et donc pour la jeunesse, réapprendre le silence et la solitude. Partir en quête, s’en donner les moyens. S’exercer à VOIR surtout, et inventer la langue sensible qui fera lien.

* Oui, peut-être une seule langue ?
La langue universelle est celle du cœur mais elle semble ne pas suffire.

  • * Enfin, je vois l’arbre cosmique Yggdrasil dit par Jacques Lacarrière (« Je suis l’axe du monde / vivant défi des temps carbonifères […] / Je suis le sommeil et l’éveil, / le silence et la symphonie. /Je suis l’oratoire des astres, / et mes feuillages s’impatientent / des apocalypses à venir. »)
    Et soudain je me demande si ce prophète est un Homme ?

* Oui, peut-il être encore un humain devant les travers de la nature humaine que nous n’arrivons pas après tant de milliers d’années à améliorer ?
Pourrait-il être un alien ?
Un génie ?
Un humain aux facultés supérieures bienfaitrices et exemplaires dues à des anomalies génétiques ?
Nous pouvons toujours rêver.
Fin de l’analyse du texte de S.K


Voici la fin de la 1ère partie.
Nous ferons donc la suite ultérieurement, car beaucoup d’autres compte-rendus sont aussi passionnants et je me ferai un grand plaisir de travailler dessus et de les partager avec vous.
A bientôt donc pour la suite et merci encore à tous
Hari om tat sat
Jaya Yogācāra

©Centre Jaya de Yoga Vedanta Ile de la Réunion

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